Résultat d'une recherche participative avec 4 associations amiénoises menée dans le cadre du programme Univ’Asso
Depuis 2022, nous expérimentons une démarche d’intermédiation pour l’accompagnement à l’émergence et à la réalisation de recherches participatives sur le fait associatif. Notre objectif est de mobiliser la recherche scientifique afin de produire des savoirs nouveaux et situés, qui sont utiles à la compréhension des enjeux rencontrés par les associations.
Le programme Univ’Asso, en coopération avec l’Institut français du Monde associatif et avec le soutien de la Ville d’Amiens a favorisé l’émergence de recherches participatives à Amiens, menées dans un cadre inédit et sur des sujets peu étudiés.
C’est dans ce cadre qu'a été menée l’enquête “A𝒔𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒒𝒖𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆𝒓 : 𝑼𝒏 𝒎𝒐𝒅𝒆̀𝒍𝒆 𝒑𝒆𝒖 𝒗𝒂𝒍𝒐𝒓𝒊𝒔𝒆́ 𝒔𝒂𝒊𝒔𝒊 𝒂𝒖 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒅𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕” par l’Institut Godin (lien) avec 4 associations amiénoises de proximité : Familles en Couleurs (quartier Marivaux), Initi'Elles (quartier Etouvie), Le Relais Social (quartier Amiens Nord), Association L'un et L'autre (quartier Marcel Paul – Salamandre). Cette recherche a été menée avec le soutien et en coopération avec le service Vie associative et solidarités de proximité de la Direction Démocratie Locale & Citoyenneté de la Ville d’Amiens.
Entre septembre 2022 et octobre 2023, les directions et salariées des associations, les agentes de la Ville d’Amiens et les chercheurs et chercheuses de l’Institut Godin se sont réunis régulièrement pour formuler et valider les questions de recherches, discuter des résultats intermédiaires et finaux, affiner les orientations à chaque étape.
Cette recherche a été menée en partenariat avec l’Institut français du Monde Associatif.
Le groupe de recherche s’est intéressé à l’évolution des relations entre associations et pouvoirs publics, en prenant pour clé d’entrée les dispositifs et les modalités de financement des associations. L’enquête a permis, dans un premier temps, d’identifier les critères communs à chacune de ces associations de quartier, constituant une catégorie spécifique d’associations. Dans un deuxième temps, la recherche a documenté et analysé les enjeux, les épreuves et les difficultés rencontrées par ces associations face à la multiplicité des dispositifs de financement.
Le Mouvement associatif Hauts-de-France en partenariat avec Colline Acepp et les Fédérations des centres sociaux Nord Pas-de-Calais et Pays Picards, mène un projet sur l'amélioration de l'attractivité du secteur associatif en agissant sur les conditions de travail et d'emploi.
La première phase du projet visait à lancer une enquête avec l'ORVA sur le lien entre attractivité et QVCT, auprès des salariés, dirigeants ou non des associations de la Région.
Les prochaines étapes du projet ont pour objectif de créer des outils à destination des associations pour agir sur les conditions de travail et d'emploi au sein des organisations.
Les associations sont de plus en plus incitées, pour obtenir des financements, à porter des projets collectifs. Travailler en « consortium » a des impacts sur l’association, les salarié·es et les actions réalisées. Alors s’engager dans un projet en consortium : on y va, ou on n’y va pas ?
Depuis février 2020, le Mouvement associatif Hauts-de-France et la Fédération des centres sociaux Nord-Pas-de-Calais portent une recherche sur le sujet. Elle s’appuie sur l’observation d’un projet mené en consortium, associant plusieurs réseaux et des structures de terrain, avec le Mouvement associatif HdF comme chef de file. Cette recherche a permis de documenter et analyser les effets des appels à projets sur l’action publique, sur ceux et celles qui la conduisent et la mettent en œuvre et in fine sur les bénéficiaires.
Nous avons constitué une « valise méthodologique » à partir des résultats de cette recherche.
Ce document a deux objectifs :
- Informer sur le phénomène des appels à projets en consortium : depuis quand se développent-ils et pourquoi sont-ils plébiscités par les financeurs ? Comment leur déploiement transforme-t-il le monde associatif ?
- Outiller les associations qui projettent de prendre part à un consortium. A partir d’une étude de cas, nous donnons les points de vigilance majeurs et conseils pratiques pour les anticiper. Nous proposons aussi une « grille d’aide à la décision » qui doit aider les associations à juger de l’intérêt et de la pertinence de s’engager dans les futures opportunités de financement en consortium.
Au sommaire :
- AVANT-PROPOS POLITIQUE - Une recherche sur les consortiums, pour quoi faire ?
- FICHES NOTION - S’approprier les concepts clés : L’appel à projets / Le consortium
- RETOURS D’EXPÉRIENCE - Regarder le consortium du point de vue de professionnels qui l’ont vécu
- CHEF DE FILE, MODE D’EMPLOI - Tirer les leçons d’une expérience de consortium
- GRILLE D’AIDE À LA DÉCISION - Répondre à un appel à projets en consortium : sous quelles conditions ?
Le 29 novembre dernier, Le Mouvement Associatif Hauts-de-France et la Fédération des Centres sociaux Nord Pas-de-Calais ont organisé un séminaire réflexif sur un mode de financement qui s’étend aujourd’hui dans le secteur associatif : les appels à projets en consortium.
Un mode de financement des associations en mutation
Appel d’offre, à projets ou à manifestation d’intérêt : depuis près de 20 ans se déploient massivement ces modes d’attribution des financements publics, sélectifs et cadrés par la puissance publique. Cela concerne tous les opérateurs des politiques publiques : associations, établissements publics, collectivités, et bien d’autres. Pour toutes ces structures, répondre à l’appel pour trouver des financements fait aujourd’hui pleinement partie de leur travail, et s’est imposé au détriment des subventions de fonctionnement.
Plus récemment, un nouvel impératif pour obtenir ces financements s’ajoute : se regrouper à plusieurs autour d’un projet et répondre en « consortium ». Poussée par les programmes européens et les grands plans nationaux, la demande à faire consortium semble s’étendre aujourd’hui aux appels à projets lancés au niveau local. Elle devrait dès lors toucher un nombre grandissant d’associations, et les transformer dans leur modèle socio-économique, à la fois leur mode de financement et de partenariat.
Ouvrir la discussion autour du financement et du partenariat associatifs
L’objectif du séminaire du 29 novembre était d’alimenter le débat entre les associations, pour essayer de répondre ensemble à la question : pourquoi répond-on à des appels à projets en consortium, et à quelles conditions accepte-t-on de le faire ?
La journée a donné lieu à des prises de parole variées, mixant les points de vue associatif, universitaire et de l’administration publique, autour de différentes questions :
- D’où viennent les appels à projets et la notion de « consortium » ? Depuis quand se déploient-ils dans l’action publique, et pourquoi ?
- Quelles sont les conséquences de ce mode de financement sur les associations : sur l’activité qu’elles mènent, sur les professions qui les composent, sur les relations inter-associatives ?
- Face à ces constats, quelle stratégie adopter ?
Des outils pour comprendre et aider à la décision
Les paroles des intervenant.es – à la fois les éléments de réponses à ces questions et les débats qu’elles ont soulevés – sont retranscrites dans le compte-rendu de la journée. Cette restitution détaillée peut être une première base pour lancer la réflexion chez les membres associatifs et publics : se questionner sur ses pratiques, observer les impacts de son action, ou construire un argumentaire.
Retrouvez ici les replays de la journée
Introduction
Table ronde n°1
Table ronde n°2
La France associative en mouvement - Édition 2022
Cette étude de Recherches & Solidarités dresse, comme chaque année, l’état des lieux de la vie associative à partir des données chiffrées :
- 66 500 associations créées entre juillet 2021 et juin 2022
- Entre 1,4 et 1,5 million d’associations en activité
- 145 000 volontaires en service civique
- 146 740 associations employant 1,8 million de salariés : près d’un salarié sur dix du secteur privé (9,2%)
- Une percée de l’alternance dans les associations, avec 39 000 contrats signés en 2021
La déclinaison régionale
Cette étude nationale est prolongée par des déclinaisons actualisées pour chaque région, réalisées avec le soutien de l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire (INJEP), en coopération avec Le Mouvement associatif, à partir des mêmes données et selon les mêmes méthodologies.
Combien de personnes sont bénévoles dans une ou des associations dans notre région ? Quelle est la part des associations employeuses ? ...
Vous trouverez de nombreuses réponses à vos questions dans cette enquête.
Instaurer une gouvernance agile pour les années à venir...
Le Mouvement Associatif HdF a pris part à la concertation organisée, le 23 mars dernier, par la Région. Le vœu de Daniel Leca, vice-président de la Région HdF et de son équipe : instaurer une gouvernance agile pour les années à venir. Pour nous, porter une voix collective par la rédaction d’une contribution écrite est apparu comme une évidence, pour le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), composé à 80% d’associations, en coopération avec des acteurs et actrices académiques proposant ainsi les orientations stratégiques du nouveau SRESRI, au service de la réduction des inégalités, du bien-être territorial et de la transformation économique, sociale et environnementale de notre territoire....25 propositions élaborées collectivement
Ce travail a rassemblé une pluralité d’acteurs, réseaux associatifs sectoriels, acteurs de la Jeunesse, fédérations étudiantes, acteurs du monde la Recherche avec l’objectif de répondre, par des propositions concrètes aux différents enjeux identifiés. A travers 25 propositions concrètes, cette note décline dans les grandes lignes l’intérêt réciproque à considérer l’ESS et les acteurs associatifs comme partenaires de la politique de l’ESRI et comme acteurs de l’innovation sociale, au côté des acteurs de la Recherche et de la formation. La note a été remise à Daniel Leca, Vice-Président en en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation et de l’Europe, à Charlotte Peytavit, Directrice recherche, enseignement supérieur et formations sanitaires et sociales et a également été transmise à Antoine Sillani, élu Vie Associative et Arnaud Decagny, élu ESS.Lire la contribution écrite et consulter la liste des signataires : Contribution collective SRESRI 2022-2028
Conférence de lancement UNIV'ASSO
le 7 décembre prochain
à Sciences Po' Lille
Au programme :
- 9h30 : Accueil café
- 10h00 - 11h00 Présentation du programme par le Mouvement Associatif Hauts-de-France, l’Institut français du Monde Associatif.
- 11h-12h00 : Table ronde sur les 4 axes thématiques de recherche :
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- Gouvernance associative : Mathilde RENAULT-TINACCI, Docteure en Sciences Politiques, Chercheure associée au laboratoire Cerlis, Chargée d’études et de recherches à l’INJEP
- Modèles sociaux économiques (MSE) : Laurent GARDIN, Maître de conférence de l’Université Polytechnique Hauts-de-France à Valenciennes, chercheur au CRISS, co-président de la ChairESS
- Relations entre associations et pouvoirs publics : Julien TALPIN, Chargé de recherche en Science politique, Directeur-adjoint du laboratoire Ceraps/Université de Lille, co-directeur du GIS « Démocratie et Participation », Coordinateur du Conseil scientifique de l'Observatoire des libertés associatives.
- Modalité de mesure et d’évaluation : Nicolas CHOCHOY, chercheur titulaire au CRIISEA et qualifié aux fonctions de Maître de conférences en sciences économiques. Directeur de l’Institut Godin.
- 12h00 - 12h20 : Temps de questions/réponses avec le public
- 12h00 - 12h20 : Conclusion
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La crise sanitaire a impacté grandement l’activité des associations. En un an, à quel point la situation a-t-elle évoluée ? Comment les associations vivent-elles cette crise qui s’inscrit dans la durée ?
Afin de pouvoir le mesurer, d’abord pour accompagner au mieux l’ensemble des associations mais aussi pour porter leur voix auprès des pouvoirs publics et aborder les perspectives, le Mouvement associatif, le Réseau National des Maisons des Associations et Recherches & Solidarités en lien avec la Direction Jeunesse, Education Populaire et Vie Associative du Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports, et en partenariat avec Hexopée et France Générosités ont choisi de sonder les responsables associatifs, un an après le début de la crise de la covid 19.
Découvrez dès maintenant les chiffres clés de l’enquête pour la région Hauts-de-France :

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La loi de programmation pluriannuelle de la recherche est en cours de débat à l'Assemblée nationale.
Le Mouvement associatif Hauts-de-France, de l’Institut Français du monde associatif et de l’Université de Lille se sont saisis de cette occasion de renforcer les partenariats entre monde associatif et monde de la recherche en adressant leurs propositions aux députés et sénateurs pour nourrir le débat et leur offrir un éclairage supplémentaire sur les enjeux de la recherche pour le monde associatif.
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Découvrez l'ensemble de ces propositions dans le document suivant :
Dans la tribune de La Fonda de mars 2020 dédiée aux relations "associations - collectivités", le Réseau national des Maisons d'associations (RNMA) a co-écrit un article avec Le Mouvement associatif Hauts-de-France (LMA), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et la Maison des associations de Roubaix (Mda) sur la plus-value d'une observation locale au profit de la gouvernance territoriale.
L’observatoire local de la vie associative est un outil déterminant pour la mise en œuvre d’une gouvernance territoriale partagée. En permettant un croisement des analyses entre les différents acteurs locaux, il encourage la construction d’une vision collective indispensable pour susciter la capacité à construire des actions territoriales communes.
Pour consulter l'article : cliquer ici
